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Champs électromagnétiques : une nocivité autorisée – Mai 2015 – Numéro 61

Written on:mai 22, 2015
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Champs électromagnétiques : une nocivité autorisée

A Voiron, nous sommes entouré.e.s de champs électromagnétiques de puissance variable. Leur présence en soi, en très faible intensité, est un phénomène naturel lié au champs électromagnétique terrestre : la boussole fonctionne grâce à lui. Aujourd’hui les champs ont été multipliés en nombre et intensité.

Ligne électriques, appareils électriques et électroniques et systèmes de télécommunications sans fil sont à l’origine de cette multiplication.

AntenneRapportUne antenne mesurée dans les rapports à disposition

Les dernières mesures mises à disposition par l’Agence Nationale des FRéquences (ANFR) montrent la présence de champs électromagnétiques significatifs sur le territoire municipal.

12 antennes de téléphonie mobile (3 SFR, 6 Orange, 1 Free, 2 Bouygues) sont installées directement sur le territoire municipal et d’autres antennes dans les territoires limitrophes. 9 rapports d’essai ont été mises à disposition sur le site de l’ANFR.

AntennesMesuresPosition des antennes de téléphonie mobile (marquées en bleu) et des sites de mesure du niveau des champs électromagnétiques publiés par ANFR (marqués en rouge)

Chaque antenne dispose d’un ou plusieurs émetteurs. Chaque émetteur peut émettre des ondes de différente fréquence (exemple 2100 MHz). Chaque fréquence est utilisée pour offrir un service spécifique (exemple téléphonie mobile 3G sur la fréquence 2100 MHz).

Chaque rapport fait 16 pages de longueur et il publie les niveaux des champs électromagnétiques. Ces niveaux des champs électromagnétiques sont reportés en mesurant la force du champ électrique qui est publiée avec l’unité de mesure Volt par mètre (symbole : V/m).

0,6 V/m est le seuil à ne pas dépasser recommandé par le Conseil de l’Europe (Résolution 1815 de 2011). 1 V/m est le seuil qui montre clairement dans une recentre étude les effets néfastes sur les animaux (Pelletier et al 2013).

Des 16 pages de chaque rapport, nous reportons ici, pour des questions de synthèse, que :

  • le niveau maximum effectivement mesuré du champ électromagnétique toutes fréquences confondues,
  • le niveau cumulé des champs électromagnétiques effectivement mesurés, calculé par le cumul de toutes les fréquences,
  • le niveau maximum hypothétique du champ électromagnétique extrapolé en cas d’utilisation maximale du service de télécommunications associé (exemple tout le monde téléphone avec son téléphone mobile 3 G sur la fréquence 2100 MHz).

tableauOndes

Le seuil de 0,6 V/m, à ne pas dépasser recommandé par le Conseil de l’Europe (Résolution 1815 de 2011), est donc régulièrement dépassé. Le seuil de 1 V/m, générant des effets néfastes sur les animaux (Pelletier et al 2013), est régulièrement dépassé aussi.

Le respect de la réglementation en matière de téléphonie mobile est, dans ce cas au moins, dissocié de la protection de la santé : les ondes que nous recevons sont nocives pour notre santé, tout en respectant la loi.

En plus, nous nous préoccupons aussi du manque de mesures autour des antennes vers Les Blanchisseries, La Brunetière et Divercité. Est-ce que la mairie s’enfiche de la santé des habitant.e.s et travailleuse.r.s de ces quartiers ?

Nous réclamons :

  • la publication de mesures additionnelles pour les antennes pas couvertes
  • le respecte du seuil recommandé par le Conseil de l’Europe de 0,6 V/m.

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